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Jérôme Blanc dans le Magazine Esprit du Sport du club Lagardère Paris Racing

Découvrez l’interview de Jérôme Blanc, co-fondateur de TIM Sports dans le Magazine Esprit du Sport du club Lagardère Paris Racing sur son parcours et les valeurs du sports !

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Tim Sport dans Le Figaro : Ça roule pour le vélo de fonction !

Par Frédéric De Monicault

Avec la crise sanitaire, la bicyclette a la faveur des entreprises.

Seraphin.legal, un éditeur de logiciels qui emploie 30 personnes, s’est mis au vélo de fonction en octobre. «Le respect de l’environnement est un engagement que nous prenons auprès de nos clients et de nos collaborateurs, souligne Thomas Saint-Aubin, cofondateur de l’entreprise. Après le confinement, il nous a paru essentiel de protéger notre équipe de l’effet cluster et de l’angoisse des transports en commun tout en leur proposant une alternative respectueuse de l’environnement.»

Pour le cabinet de conseil financier Oderis, la politique affichée de bien-être des salariés a précipité le choix des vélos de fonction. «Nous sommes ainsi en mesure de faciliter la vie des équipes en limitant l’impact sur leur budget grâce à la prise en charge par l’employeur», témoigne l’associé Jérôme Piediscalzi.

Modèles électriques

«Au début, à écouter les donneurs d’ordres, tous leurs salariés seraient des coureurs cyclistes en puissance, préférant opter pour un vélo “musculaire”, sourit Jérôme Blanc fondateur de Tim Sports, qui équipe une trentaine d’entreprises à Paris et dans les grandes villes. Finalement à la fin, nous écoulons à plus de 90 % des modèles électriques Selon le modèle de bicyclette – plus ou moins ergonomique -, le tarif de location oscille entre 50 et 120 euros par mois. La prestation prévoit la fourniture d’un casque, d’un cadenas, une assurance casse et vol, une assistance rapatriement et une assistance maintenance régulière des vélos.

Trois critères rentrent en ligne de compte pour constituer une flotte. D’une part, le type de vélo (plus de 200 références dans le catalogue Tim Sports). D’autre part, le budget du salarié – qui acquitte 30 % de la location mensuelle, pour ne pas tomber sous le coup d’un avantage en nature. Enfin, le budget maximum déterminé par l’entreprise. Celle-ci bénéficie aussi d’une réduction d’impôt de 25 % sur les frais de la location pour une durée minimum de 36 mois.

Jouer sur le levier écologique est un bon argument : le nombre de pistes cyclables se développe

Encadré par la loi LOM de décembre 2019 sur les nouvelles mobilités, le marché du vélo de fonction en France est très récent. Les deux pionniers, Tim Sports et Zenride, ont été rejoints par une demi-douzaine de sociétés. La clientèle est constituée en quasi-totalité d’entreprises de services parmi lesquelles plusieurs établissements financiers comme Morgan Stanley, La banque Lazard ou la Financière de l’Échiquier.

Les loueurs estiment que le vélo de fonction n’a rien d’une lubie pour bobos. «Par exemple, nous avons un client dans le BTP, Senergy’t, basé à Montreuil», précise Jérôme Blanc. Leur principal défi reste de séduire les grandes entreprises où les circuits de décision sont plus longs. Jouer sur le levier écologique est un bon argument: le nombre de pistes cyclables se développe.

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TIM Sports sur France Bleu : le vélo en entreprise

TIM Sports sur les ondes ! Retrouvez l’interview de Jérôme Blanc sur la radio France Bleu dans la relance éco en Île-de-France :

Suite au nouveau confinement les entreprises cherchent des alternatives aux transports en commun.

Le service TIM Mobilité de location longue durée de vélos (flotte de vélos et vélos de fonction) est fait pour protéger les salariés lors de leur retour sur le lieu de travail.

Il s’agit d’un service sur-mesure pour les entreprises centré sur la sécurité des salariés. En plus de la mise à disposition du vélo, le salarié dispose d’un casque, d’un cadenas, d’une assurance casse et vol 7j/24h, une assistance rapatriement, un marquage du vélo Paravol, des entretiens réguliers et une formation sécurité routière avec la FUB.

Afin de conserver la productivité des salariés la livraison et les entretiens des vélos sont réalisés directement sur le lieu de travail.

A la fin de la location, les vélos sont offerts à des associations caritatives du choix de l’entreprise afin d’offrir une deuxième vie au matériel et participer au développement de l’économie circulaire.

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Opinion | Vélo : où sont les stocks ?

Tribune d’Alain Atlani dans le journal Les Echos

La pandémie mondiale a fortement touché les industries. Dès le déconfinement, le vélo a bénéficié d’un engouement mondial auquel les professionnels n’étaient pas tout à fait préparés. En France, c’est la ruée dans les magasins. La tendance vélo ne cesse de prendre de l’ampleur, mais un véritable problème freine ce développement : celui des stocks.

La ruée vers le vélo a entraîné la pénurie des stocks…

Entre la crise du Covid-19 qui a immobilisé les usines du monde entier et l’explosion de la pratique du vélo post-confinement, les vendeurs de vélos ont fait face à une pénurie sans précédent. À Paris, certains magasins vendent deux à trois fois plus de vélos qu’habituellement et voient se dessiner de très longues files d’attente. Même constat sur le plan national, les ventes ont doublé, voire triplé selon les villes. Entre mai et juin 2020, les ventes ont progressé de 117 % par rapport à la même période l’an dernier (Source : Union Sport et Cycle). Le manque d’anticipation de cette demande inédite a rapidement conduit à une pénurie dans les stocks de vélos et accessoires.

La fabrication française consiste essentiellement en de l’assemblage de vélos. Nous sommes à 50 % tributaires des exportations de composantes des usines asiatiques, surtout chinoises (Source : CONEBI). Ces mêmes usines qui ont aussi été immobilisées pendant de nombreux mois. Bonnie Tu, présidente du constructeur Giant, a confirmé que les usines sont sous tension et que les approvisionnements seront restreints pendant encore un certain temps.

Alors certes, tout le monde n’achète pas son vélo neuf. Lancé à la fin du confinement en France, le « coup de pouce vélo » est une aide financière de 50 € dédiée aux deux-roues qui a motivé les Français à redonner un coup de neuf à leur ancien vélo.

Avec plus de 620 000 vélos réparés (Source : Ministère de Transition Écologique), les demandes de réparations n’en finissent plus et au vu des délais de livraison qui se rallongent, il est quasiment impossible de trouver certaines pièces indispensables à la réparation des vélos.

… mais la reprise de la production s’organise

Même s’ils ont été pris au dépourvu, les vendeurs de vélo comptent bien profiter de ce boom de l’industrie.

En 2019, 7,3 millions de vélos (mécaniques et électriques) ont été importés en Europe, cela prouve que les pays où sont installés les sièges sociaux importants de l’industrie vélo sont essentiels à l’approvisionnement au niveau mondial (Source : CONEBI).

Le pari du « Made in Europe » est alors engagé. Afin de ne plus dépendre des usines chinoises ou internationales, de nombreuses manufactures françaises rapatrient une partie de leur production sur notre territoire. Les usines identifient de plus en plus de fournisseurs européens.

On se tourne vers une production européenne, voire française, pour des raisons de délais de livraison, de savoir-faire et d’authenticité. En cette période particulière, nous avons aussi besoin de relancer l’économie sur le plan national : une véritable chance pour les PME françaises qui veulent se rapprocher de la demande et qui voient, ces temps-ci, leur production tourner à plein régime.

Aussi, les mesures européennes d’antidumping ont relancé les stocks européens. Les usines chinoises dépassées par la demande ne sont plus en mesure de fournir aussi rapidement et peu cher. Les mesures ont été mises en place pour maintenir l’activité des manufactures de cycles et répondre aux attentes de relocalisation des usines.

Les taxes antidumping appliquées varient entre 10 % et 70 % selon les besoins des entreprises concernant l’assemblage de leurs vélos (Source : ADEME). L’industrie produit, rien qu’en Europe, plus de 11 millions de vélos et génère des centaines de milliers d’emplois directs et indirects. On recense en France des sociétés telles que Cycleurope, O2 Feel ou encore Moustache Bikes. Il s’agit là d’une opportunité à saisir pour les fabricants français qui ne sont plus dans l’ombre de leurs concurrents asiatiques.

La demande est bien là, et il ne s’agit pas d’un phénomène éphémère, à en croire les déclarations d’intérêt des Français pour le VAE. En effet, 20 % des Français se disent susceptibles d’acquérir un VAE ce qui représente des millions de vélos à produire sur les prochaines années (Source : étude Shimano sur le marché FR).

Le vélo électrique suscite également beaucoup d’intérêt dans les entreprises. Alors que demander un vélo de fonction à son employeur devient de plus en plus commun, de nombreuses sociétés cherchent à fournir un service complet et durable allant de la gestion de flotte jusqu’à l’assurance des vélos. Motivées par les mesures incitatives prises par l’État, les entreprises incluent les vélos de fonction dans les forfaits mobilités durables proposés aux salariés.

Profitons de cette dynamique inédite pour participer à la relance économique, dans laquelle la transition vers une mobilité plus écologique a un rôle à jouer.